Entre malchance et promesses : un début de saison riche en enseignements

Début de course compliqué. Malheureusement, nos athlètes n’ont pas eu la possibilité de se placer correctement lors du départ fictif. Une grosse chute intervient dès le premier kilomètre, ce qui nous fait perdre deux coureurs. S’ils ne sont pas tombés, ils ont dû mettre pied à terre et la voiture est restée bloquée longtemps derrière l’incident.

Lorsque l’on rentre sur le peloton dans la côte, à l’entame du deuxième tour, on se rend compte que deux autres de nos coureurs ont lâché. On apprendra à la fin de la course qu’ils ont, eux aussi, été gênés par la chute. Ils ont tenté de rentrer pendant près de deux tours derrière les voitures, mais ne parviendront jamais à rejoindre le peloton.

À la fin du deuxième tour, on perd un cinquième homme. Déjà un peu limite physiquement, il se retrouve gêné dans un rond-point alors qu’il était en fin de peloton, ce qui finit par le faire décrocher. Dans le troisième tour, Jules, gêné par une douleur au genou, ne pourra pas terminer la course.

Lucas, quant à lui, est resté idéalement placé dans le peloton et réalise la course parfaite. Il évite les chutes et reste abrité du vent durant toute l’épreuve. Manque de chance, il est gêné par un train de coureurs à l’entrée du dernier virage et ne peut sprinter comme il l’aurait voulu. Il termine malgré tout dans le Top 30. Un résultat qui ne récompense pas totalement ses efforts, mais cette journée est très encourageante pour lui et pour la suite de sa saison.

Si l’on s’arrête au scénario brut, on pourrait nourrir des regrets. Perdre deux hommes dès le premier kilomètre et voir Jules contraint à l’abandon sur blessure, c’est un baptême du feu musclé. Mais en tant que directeur sportif, ce que je retiens aujourd’hui dépasse les chiffres.

Ce qui m’anime ce soir, c’est la force de caractère du groupe. Voir nos coureurs s’accrocher pendant deux tours pour tenter de boucher un trou causé par la malchance, c’est le signe d’un collectif qui a du cœur.

Quant à la prestation de Lucas, elle est exemplaire. Rester placé, éviter les chutes et courir avec autant de justesse tactique pour sa rentrée prouve que le travail foncier est là. Son Top 30 est une fondation solide : les jambes répondent présent et l’instinct est déjà aiguisé.

Nous avons des automatismes à peaufiner, c’est certain, mais la base athlétique est saine. Le physique est là, l’envie aussi. Ce n’est que le début, et cette combativité va payer très rapidement.

Antoine Lemir

Directeur Sportif, Cd16 cyclisme

La saison commence et certains réflexes sont encore à acquérir. Il reste du travail en perspective, cependant nos coureurs se sentent bien physiquement, ce qui constitue un premier point positif.