De l’audace et des regrets sur les pentes du Bois des Échelles


160 kilomètres étaient au programme de cette classique qui s’est, pour une fois, déroulée sous une très belle météo et par vent faible.
Au briefing, l’ordre avait été donné d’être patient sur la première partie de course, plutôt rectiligne et sans grand danger. L’entrée en Haute-Vienne était plus propice aux offensives : Eli et Maxime avaient pour mission de tenter leur chance et de prendre un coup d’avance avant le moment décisif, la montée du Bois des Échelles. Malheureusement, Eli a subi un ennui mécanique quelques kilomètres avant l’endroit choisi pour attaquer et a mis du temps à se replacer.

Finalement, c’est Mickaël Guichard qui a tenté sa chance et est parvenu à s’extirper dans un groupe d’une quinzaine de coureurs, lui permettant d’aborder la montée du Bois des Échelles avec une trentaine de secondes d’avance sur le peloton. Dans cette ascension exigeante, les meilleurs grimpeurs se sont isolés à l’avant et, malgré un très bon placement au pied, nos coureurs n’ont pas réussi à basculer dans le premier groupe.
Après un regroupement du peloton sur le circuit autour de Panazol, Marin, Killian et Matéo étaient encore présents pour jouer la 6ème place. Conscients de la difficulté d’obtenir un résultat au sprint, ils ont tout tenté, Marin réussissant même à ressortir du peloton avec quelques coureurs. À l’arrivée, émoussé par ses efforts, il ne lui restait que peu d’énergie pour sprinter ; il vient conclure à la 18ème place.
Sur le plan tactique, les gars ont parfaitement appliqué les consignes du briefing. On voulait être patients en début de course et c’est ce qu’ils ont fait. Malheureusement, le cyclisme comporte sa part d’aléas, et l’ennui mécanique d’Eli au pied de la Haute-Vienne nous prive d’une carte maîtresse au moment où la course s’est emballée.
Dans le Bois des Échelles, il nous a manqué un petit quelque chose pour basculer avec les tout meilleurs, mais j’ai aimé la réaction du groupe sur le circuit final. Marin, Killian et Matéo ne se sont pas résignés ; ils ont couru pour gagner, pas pour subir. Marin qui ressort du peloton en fin de course, c’est l’image que je veux retenir : on préfère finir 18ème en ayant tout tenté plutôt que d’attendre un sprint hypothétique. Le résultat brut ne récompense pas leur dévouement aujourd’hui, mais avec cet état d’esprit, la réussite va finir par tourner.
Une très belle journée au niveau du comportement de nos coureurs, qui ont respecté les consignes et se sont entraidés, malgré un résultat qui ne reflète pas les efforts accomplis.

